Il était là, en travers du sentier, à peine un mètre devant moi. Fort de mes connaissances acquises au musée du désert de Sonora, j'ai tout de suive vérifié. Il n'avait pas de sonnette et, ma foi, il n'était pas très gros. La grosseur d'un doigt, peut-être. Je ne peux pas vraiment dire la longueur puisqu'il avait une partie du corps enfouie dans le sol. J'imagine qu'au total, il faisait une cinquantaine de centimètres. Et il avait de beaux motifs, de noirs et de blanc. Richard, à qui j'en ai parlé en primeur aujourd'hui, m'a demandé si c'étaient des motifs de sacoche. Ma foi, c'est peut-être une bonne description. Quoi qu'il en soit, mon pouls s'est accéléré, je me suis arrêté et, comme il fallait bien que je poursuive mon chemin, j'ai tout simplement continué. Le serpent n'a pas bougé. J'ai tout de suite regretté de ne pas avoir pris avec moi mon appareil-photo, ayant jugé ce sentier trop court.
Cette rencontre, elle s'est passée au parc national Mesa Verde dans le sud-ouest du Colorado. Et c'est tout un parc. Je croyais avoir tout vu avec la fameuse route 12 en Utah, et qui avait donné tant d'émotions à mes passagers. C'était de la petite bière. En fait, le parc de Mesa Verde est situé sur un haut plateau (une mesa) et, pour s'y rendre, il faut parcourir 15 milles (pas des kilomètres!) sur une route en lacets à flanc de montagne avec tous les virages en épingles que ça implique et où il y a toujours un précipice d'un côté ou de l'autre. Et comme souvent, il n'y a pas de garde-fou, il faut demeurer bien concentré sur la route. J'aurais pourtant bien aimé regarder le paysage, mais il est impossible de s'arrêter sur cette route sans accotement.
Une fois en haut, on est récompensé par les vues superbes qui s'offrent à nous et par les trésors culturels qu'on y retrouve. Mesa Verde est reconnue pour ses habitations en pierre construites par les Indiens Pueblos à même les falaises. Il y en a beaucoup et ce sont de véritables villages qui ont ainsi été construits. La visite du parc prend au moins une journée. Je compte y retourner demain. J'ai repéré un sentier de randonnée qui m'intéresse. Après quoi je poursuivrai ma route vers le Nouveau-Mexique.
Ce blogue vous permettra de suivre le déroulement de mon voyage dans le Sud-Ouest américain en septembre et octobre 2011. Avouez que c'est bien mieux qu'une carte postale.
vendredi 30 septembre 2011
jeudi 29 septembre 2011
Monument Valley
Pour ceux et celles qui ont lu mon message d'hier sans les photos, je vous invite à y retourner, car j'ai enfin pu les charger.
Comme prévu, je me suis rendu à Monument Valley, le site le plus représentatif de l'Utah. Grandiose est le mot. En fait, contrairement aux parcs nationaux visités jusqu'à maintenant, Monument Valley peut, à la limite, se visiter sans sortir de sa voiture. La route traverse ce vaste paysage sur environ quinze kilomètres. Comme il s'agit d'un très vaste espace qui nous enveloppe, on voit tout.
Ce site magnifique est stitué en territoire Navajo. Ce n'est ni un parc national, ni un monument national, contrairement à ce que je croyais au point de départ. On voit d'ailleurs que c'est géré différemment. Ainsi, de la route principale, un chemin de quatre milles nous amène jusqu'à un centre d'information. Toutefois, une fois rendu là, on est un peu dans un cul de sac. Pour aller plus loin, il faut s'inscrire à un tour organisé avec un guide. Sinon, il faut accepter de faire un petit bout de chemin avec sa voiture sur une route de terre battue qui mène à une tête de sentier. J'ai vite rebroussé chemin après m'être engagé sur cette route. J'ai eu peur d'y laisser une roue.
En fait, j'ai eu l'impression que si la route est si vilaine, c'est pour nous inciter à acheter les services d'un guide. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison avec les parcs nationaux où on offre un excellent service, sans nous faire ressentir cette pression mercantile.
Une fois passé Monument Valley, je me suis dit que ce serait plus ordinaire par la suite. Bien non, le paysage, tout en étant différent, a continué d'être grandiose. Des paysages à couper le souffle sur cent kilomètres de plus. Et on n'est même pas dans un parc, juste sur des routes secondaires.
J'ai terminé la journée à Cortez au Colorado. Je ne savais pas que cette ville existait avant de l'avoir pointée sur la carte hier. C'est tout près du parc national Mesa Verde où je me rends demain.
J'ai soupé dans un pub country. J'ai même eu droit à un vedette locale qui a poussé quelques tounes, dont Rocket Man de Elton John, chanté à la façon country.
Souhaitez-moi bonne nuit, car il y a présentement un groupe de jeunes Allemands dans les chambres autour sur l'étage, et le party est pris. Que des jeunes, pas de parents. Les portes claquent, on s'interpelle dans le corridor, les filles crient, bref j'ai hâte que ça cesse. J'espère que l'alcool et la baise vont finir par les endormir. Je me suis plaint à la réception. On verra bien ce que ça va donner.
Comme prévu, je me suis rendu à Monument Valley, le site le plus représentatif de l'Utah. Grandiose est le mot. En fait, contrairement aux parcs nationaux visités jusqu'à maintenant, Monument Valley peut, à la limite, se visiter sans sortir de sa voiture. La route traverse ce vaste paysage sur environ quinze kilomètres. Comme il s'agit d'un très vaste espace qui nous enveloppe, on voit tout.
Ce site magnifique est stitué en territoire Navajo. Ce n'est ni un parc national, ni un monument national, contrairement à ce que je croyais au point de départ. On voit d'ailleurs que c'est géré différemment. Ainsi, de la route principale, un chemin de quatre milles nous amène jusqu'à un centre d'information. Toutefois, une fois rendu là, on est un peu dans un cul de sac. Pour aller plus loin, il faut s'inscrire à un tour organisé avec un guide. Sinon, il faut accepter de faire un petit bout de chemin avec sa voiture sur une route de terre battue qui mène à une tête de sentier. J'ai vite rebroussé chemin après m'être engagé sur cette route. J'ai eu peur d'y laisser une roue.
En fait, j'ai eu l'impression que si la route est si vilaine, c'est pour nous inciter à acheter les services d'un guide. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison avec les parcs nationaux où on offre un excellent service, sans nous faire ressentir cette pression mercantile.
Une fois passé Monument Valley, je me suis dit que ce serait plus ordinaire par la suite. Bien non, le paysage, tout en étant différent, a continué d'être grandiose. Des paysages à couper le souffle sur cent kilomètres de plus. Et on n'est même pas dans un parc, juste sur des routes secondaires.
J'ai terminé la journée à Cortez au Colorado. Je ne savais pas que cette ville existait avant de l'avoir pointée sur la carte hier. C'est tout près du parc national Mesa Verde où je me rends demain.
J'ai soupé dans un pub country. J'ai même eu droit à un vedette locale qui a poussé quelques tounes, dont Rocket Man de Elton John, chanté à la façon country.
Souhaitez-moi bonne nuit, car il y a présentement un groupe de jeunes Allemands dans les chambres autour sur l'étage, et le party est pris. Que des jeunes, pas de parents. Les portes claquent, on s'interpelle dans le corridor, les filles crient, bref j'ai hâte que ça cesse. J'espère que l'alcool et la baise vont finir par les endormir. Je me suis plaint à la réception. On verra bien ce que ça va donner.
mercredi 28 septembre 2011
Le désert de Sonora
Tel que recommandé par le guide du parc national des saguaros, je me suis pointé, tôt aujourd'hui, au musée du désert de Sonora de l'Arizona, c'est-à-dire à 8 h 30. Il m'avait suggéré de le faire tôt parce que les animaux sont plus actifs le matin lorsqu'il ne fait pas trop chaud. L'endroit ouvre d'ailleurs ses portes à 7 h. Il faut croire qu'il était déjà trop tard puisque bon nombre d'animaux s'étaient déjà réfugiés dans leur tanière ou, du moins, à l'ombre des regards des visiteurs.
Je considère cette visite comme un des faits saillants du voyage. C'est l'endroit à visiter à Tucson, peut-être avant même le parc national des saguaros. L'endroit est en fait un centre d'interprétation de la faune, de la flore, de la géologie et même de la climatologie du désert de Sonora. Alors que je m'attendais à y passer une heure, j'en suis ressorti seulement à midi trente. J'ai beaucoup appris durant cette visite. Par exemple, je connais maintenant la différence entre l'agave et le yucca. Je sais aussi qu'il n'y a pas qu'une espèce de serpent à sonnette en Arizona, il y en a plus d'une dizaine. Et c'est sans compter les autres serpents sans sonnettes. J'ai également appris que les scorpions ont un certain lien de parenté avec les araignées. Et il y a des dindes en Arizona. Finalement, il ne faut pas confondre le désert de Sonora (Arizona, sud de la Californie et Mexique) avec celui de Mojave (centre de la Californie et Nevada).
J'ai plusieurs fois pensé à mon frère Michel qui connaît tous les oiseaux par leur petit nom, en français ou en latin. Il aurait été fasciné par ce qu'il aurait vu dans la volière et aussi par les autre animaux que l'on peut voir. Pour ma part, ça m'a permis de prendre plusieurs photos d'animaux sans devoir attendre les hasards des rencontres dans la nature sauvage.
En plus des animaux qui sont nécessairement confinés dans des espaces limités (on ne peut quand même pas laisser les loups avec les dindes!), on peut croiser sur son chemin des animaux parfaitement sauvages, puisque ce qu'on appelle le musée du désert est situé à l'extérieur. J'y ai vu un lézard d'au moins 30 cm, qui s'adonnait à passer par là. On peut y retrouver aussi des serpents et il y a des avis qui nous invitent à la prudence à ce sujet. On retrouve d'ailleurs ces avis un peu partout en Arizona, y compris dans les haltes routières. Le truc, c'est de regarder où on met les pieds et les mains. Il faut surtout faire attention aux roches ou aux fissures puisque les serpents et les scorpions aiment s'y mettre à l'abri.
Tucson aura été l'endroit le plus méridional de mon voyage. D'ici, on peut voir les montages du Mexique à cent kilomètres plus loin. De Tucson, j'ai filé jusqu'à Flagstaff., en ligne droite vers le nord. C'est étonnant comme le paysage et la température peuvent changer en se déplaçant de seulement quelques centaines de kilomètres. Alors qu'à Tucson, la température oscillait autour de 35°C et qu'on était dans le désert, à Flagstaff, il fait présentement 11°C et c'est la forêt. L'explication: Tucson est à mille pieds d'altitude et Flagstaff à 7000.
Au programme demain: Monument Valley.
Je considère cette visite comme un des faits saillants du voyage. C'est l'endroit à visiter à Tucson, peut-être avant même le parc national des saguaros. L'endroit est en fait un centre d'interprétation de la faune, de la flore, de la géologie et même de la climatologie du désert de Sonora. Alors que je m'attendais à y passer une heure, j'en suis ressorti seulement à midi trente. J'ai beaucoup appris durant cette visite. Par exemple, je connais maintenant la différence entre l'agave et le yucca. Je sais aussi qu'il n'y a pas qu'une espèce de serpent à sonnette en Arizona, il y en a plus d'une dizaine. Et c'est sans compter les autres serpents sans sonnettes. J'ai également appris que les scorpions ont un certain lien de parenté avec les araignées. Et il y a des dindes en Arizona. Finalement, il ne faut pas confondre le désert de Sonora (Arizona, sud de la Californie et Mexique) avec celui de Mojave (centre de la Californie et Nevada).
J'ai plusieurs fois pensé à mon frère Michel qui connaît tous les oiseaux par leur petit nom, en français ou en latin. Il aurait été fasciné par ce qu'il aurait vu dans la volière et aussi par les autre animaux que l'on peut voir. Pour ma part, ça m'a permis de prendre plusieurs photos d'animaux sans devoir attendre les hasards des rencontres dans la nature sauvage.
En plus des animaux qui sont nécessairement confinés dans des espaces limités (on ne peut quand même pas laisser les loups avec les dindes!), on peut croiser sur son chemin des animaux parfaitement sauvages, puisque ce qu'on appelle le musée du désert est situé à l'extérieur. J'y ai vu un lézard d'au moins 30 cm, qui s'adonnait à passer par là. On peut y retrouver aussi des serpents et il y a des avis qui nous invitent à la prudence à ce sujet. On retrouve d'ailleurs ces avis un peu partout en Arizona, y compris dans les haltes routières. Le truc, c'est de regarder où on met les pieds et les mains. Il faut surtout faire attention aux roches ou aux fissures puisque les serpents et les scorpions aiment s'y mettre à l'abri.
Tucson aura été l'endroit le plus méridional de mon voyage. D'ici, on peut voir les montages du Mexique à cent kilomètres plus loin. De Tucson, j'ai filé jusqu'à Flagstaff., en ligne droite vers le nord. C'est étonnant comme le paysage et la température peuvent changer en se déplaçant de seulement quelques centaines de kilomètres. Alors qu'à Tucson, la température oscillait autour de 35°C et qu'on était dans le désert, à Flagstaff, il fait présentement 11°C et c'est la forêt. L'explication: Tucson est à mille pieds d'altitude et Flagstaff à 7000.
Au programme demain: Monument Valley.
mardi 27 septembre 2011
Les saguaros
Les saguaros, ce sont ces cactus géants emblématiques du sud de l'Arizona. On en retrouve des forêts dans le parc national des saguaros, près de Tucson, que j'ai visité aujourd'hui. Une route panoramique et quelques sentiers de la nature permettent de saisir toute la majesté de cette végétation désertique. Celle-ci, contrairement à ce qu'on pourrait penser, est très riche On est impressionné par la diversité de la flore. Les saguaros ne sont pas confinés au parc, on en retrouve un peu partout dans la région, y compris aux abords de l'autoroute, sur des terrains privés ou dans les entrées de postes d'essence. Ils sont d'ailleurs protégés par l'État, partout sur le territoire de l'Arizona.
Aujoud'hui, faute d'avoir vu un road runner, j'ai vu un coyote. Comme j'étais en voiture, il n'a, bien sûr, pas attendu que je me stationne et que je sorte mon appareil-photo. Il marchait vite le coyote. Et, je n'ai toujours pas vu de serpents à sonnettes ou de scorpions. À ce propos, il faut ajouter une autre espèce au chapitre des vilaines bêtes: le monstre de Gila, un lézard venimeux, qu'on serait susceptible de rencontrer sur notre chemin par ici.
Concernant la planification du voyage, j'ai changé mes plans. Plutôt que de filer vers l'est dans la partie sud des États-Unis, je vais plutôt remonter vers le nord dès demain. Mon objectif est de passer à deux endroits que nous n'avions pas pu voir, lorsque nous étions quatre: Monument Valley et le parc national Mesa Verde. Je vais donc aller à ces deux endroits, pas très loins l'un de l'autre. Après quoi, je me rendrai à Santa Fe. Après Santa Fe, je filerai sur l'autoroute I-40 jusqu'aux Appalaches. Ce sera ensuite la remontée vers Montréal.
Pour ce qui est de la journée de demain, je vais aller visiter le musée du désert de Sonora situé tout près du parc. Un employé du parc me l'a conseillé. En fait, il m'a précisé que le terme «musée» est trompeur pour décrire l'endroit. Il s'agit en fait, à la fois d'un jardin botanique et d'un zoo, spécialisés dans la flore et la faune du désert de Sonora, nom que l'on donne au désert du sud de l'Arizona.
Aujoud'hui, faute d'avoir vu un road runner, j'ai vu un coyote. Comme j'étais en voiture, il n'a, bien sûr, pas attendu que je me stationne et que je sorte mon appareil-photo. Il marchait vite le coyote. Et, je n'ai toujours pas vu de serpents à sonnettes ou de scorpions. À ce propos, il faut ajouter une autre espèce au chapitre des vilaines bêtes: le monstre de Gila, un lézard venimeux, qu'on serait susceptible de rencontrer sur notre chemin par ici.
Concernant la planification du voyage, j'ai changé mes plans. Plutôt que de filer vers l'est dans la partie sud des États-Unis, je vais plutôt remonter vers le nord dès demain. Mon objectif est de passer à deux endroits que nous n'avions pas pu voir, lorsque nous étions quatre: Monument Valley et le parc national Mesa Verde. Je vais donc aller à ces deux endroits, pas très loins l'un de l'autre. Après quoi, je me rendrai à Santa Fe. Après Santa Fe, je filerai sur l'autoroute I-40 jusqu'aux Appalaches. Ce sera ensuite la remontée vers Montréal.
Pour ce qui est de la journée de demain, je vais aller visiter le musée du désert de Sonora situé tout près du parc. Un employé du parc me l'a conseillé. En fait, il m'a précisé que le terme «musée» est trompeur pour décrire l'endroit. Il s'agit en fait, à la fois d'un jardin botanique et d'un zoo, spécialisés dans la flore et la faune du désert de Sonora, nom que l'on donne au désert du sud de l'Arizona.
lundi 26 septembre 2011
Les arbres de Josué
Aujourd'hui était journée de randonnée pédestre dans le parc national de Joshua Tree, près de Palm Springs. En fait pour ceux qui ne connaisse pas l'arbre de Josué, celui-ci pousse dans le désert de Mojave et appartient à la famille du yucca. En fait, je trouve qu'il ne ressemble à aucune autre espèce et j'ai trouvé fort impressionnant de marcher parmi tous ces arbres que l'on retrouve en grand nombre dans le parc. L'arbre de Josué n'était pas vraiment une découverte du jour, puisque nous en avions vus en Arizona, sur le chemin pour Las Vegas. Mais ici, ils sont particulièrement nombreux et gros.
J'ai passé une partie de la journée dans le parc. J'y ai vu des cailles sauvages. Comme je ne savais pas trop ce que c'était et que l'espèce de couette en l'air qu'elles ont sur le dessus de la tête pouvait me faire penser qu'il s'agissait de Road Runners, je me suis informé au personnel du parc. Hélas, il ne s'agissait pas de Road Runners, mais plutôt du colin de Gambel (Gambel's Quail) ou, si vous préférez de Callipepla Gambelii. J'ai bien tenté de les photographier, mais ces drôles d'oiseaux bougent tout le temps et se déplacent rapidement au sol.
En sortant du parc, j'ai tourné vers l'est et il était indiqué qu'il n'y aurait pas de services pendant les cent prochaines milles. Heureusement que j'avais assez d'essence. Cette route de cent kilomètres était faite de quelques très longs tronçons qui semblent se prolonger à l'infini dans le désert. Et une route où j'étais presque seul. Et où le téléphone cellulaire ne fonctionne pas. Et où j'ai vu des vautours sur le bord de la route. Des urubus, peut-être? J'ai terminé la journée à Blythe, près de la frontière de l'Arizona, une ville dont le seul intérêt est d'offrir des services près de l'autoroute.
Demain, je serai donc de retour en Arizona.
J'ai passé une partie de la journée dans le parc. J'y ai vu des cailles sauvages. Comme je ne savais pas trop ce que c'était et que l'espèce de couette en l'air qu'elles ont sur le dessus de la tête pouvait me faire penser qu'il s'agissait de Road Runners, je me suis informé au personnel du parc. Hélas, il ne s'agissait pas de Road Runners, mais plutôt du colin de Gambel (Gambel's Quail) ou, si vous préférez de Callipepla Gambelii. J'ai bien tenté de les photographier, mais ces drôles d'oiseaux bougent tout le temps et se déplacent rapidement au sol.
En sortant du parc, j'ai tourné vers l'est et il était indiqué qu'il n'y aurait pas de services pendant les cent prochaines milles. Heureusement que j'avais assez d'essence. Cette route de cent kilomètres était faite de quelques très longs tronçons qui semblent se prolonger à l'infini dans le désert. Et une route où j'étais presque seul. Et où le téléphone cellulaire ne fonctionne pas. Et où j'ai vu des vautours sur le bord de la route. Des urubus, peut-être? J'ai terminé la journée à Blythe, près de la frontière de l'Arizona, une ville dont le seul intérêt est d'offrir des services près de l'autoroute.
Demain, je serai donc de retour en Arizona.
dimanche 25 septembre 2011
Palm Springs
La journée a commencé par la lessive. Il le faut bien. Je commençais à avoir une répugnance pour mes propres vêtements. Je suis donc allé dans un laundromat, à cinq coins de rue de mon hôtel. Faire sa lessive dans un lavoir public et plier ses bobettes devant les gens du voisinage, ça replace les pieds sur terre.
Équipé de vêtements propres, j'ai repris le Santa Monica Expressway en sens inverse, c'est-à-dire vers l'est. Juste avant d'arriver à Palm Springs, la route était fermée et il m'a fallu rebrousser chemin et trouver une autre route. J'ai vite découvert que la route avait été fermée à cause de feux de broussailles dans la montagne. D'ailleurs, le vent poussait la fumée vers Palm Springs où ça a senti le feu de bois tout l'après-midi. La fumée est maintenant disparue. Soit que les pompiers ont bien travaillé, ou que le vent a simplement changé de direction.
Parlant du vent, il était particulièrement fort cet après-midi dans le désert. À tel point que la conduite automobile en était rendue difficile. J'ai eu un peu peur et j'avais très hâte d'arriver à destination. C'était pire que durant nos tempêtes d'hiver.
Palm Springs est une ville d'environ 40 000 habitants, située au pied des montagnes dans le désert à environ 175 kilomètres de Los Angeles. Selon ce que je peux en juger, il s'agit d'une destination de villégiature pour les gens de Los Angeles. Ça donne un peu l'impression que les gens d'Hollywood viennent s'évader ici. J'ai pu voir un véhicule qui arborait fièrement le logo de la Warner Brothers. De plus, comme il fait chaud ici, on fait un peu comme à Las Vegas: les terrasses sont équipées de systèmes qui pulvérisent de la bruine fraîche sur les passants. Également un record a été battu aujourd'hui, celui de la chambre la moins chère avec le petit déjeuner inclus: 57 $ dans un beau Comfort Inn avec piscine, spa et palmiers.
Équipé de vêtements propres, j'ai repris le Santa Monica Expressway en sens inverse, c'est-à-dire vers l'est. Juste avant d'arriver à Palm Springs, la route était fermée et il m'a fallu rebrousser chemin et trouver une autre route. J'ai vite découvert que la route avait été fermée à cause de feux de broussailles dans la montagne. D'ailleurs, le vent poussait la fumée vers Palm Springs où ça a senti le feu de bois tout l'après-midi. La fumée est maintenant disparue. Soit que les pompiers ont bien travaillé, ou que le vent a simplement changé de direction.
Parlant du vent, il était particulièrement fort cet après-midi dans le désert. À tel point que la conduite automobile en était rendue difficile. J'ai eu un peu peur et j'avais très hâte d'arriver à destination. C'était pire que durant nos tempêtes d'hiver.
Palm Springs est une ville d'environ 40 000 habitants, située au pied des montagnes dans le désert à environ 175 kilomètres de Los Angeles. Selon ce que je peux en juger, il s'agit d'une destination de villégiature pour les gens de Los Angeles. Ça donne un peu l'impression que les gens d'Hollywood viennent s'évader ici. J'ai pu voir un véhicule qui arborait fièrement le logo de la Warner Brothers. De plus, comme il fait chaud ici, on fait un peu comme à Las Vegas: les terrasses sont équipées de systèmes qui pulvérisent de la bruine fraîche sur les passants. Également un record a été battu aujourd'hui, celui de la chambre la moins chère avec le petit déjeuner inclus: 57 $ dans un beau Comfort Inn avec piscine, spa et palmiers.
Mes plans pour demain: partir tôt et profiter de la matinée pour parcourir quelques sentiers de randonnée dans le parc national Joshua Tree, tout près d'ici. L'après-midi risque d'être trop chaud. J'en profiterai donc pour faire un peu de route.
samedi 24 septembre 2011
Santa Monica et Venice : deux mondes
Je croyais que Santa Monica et Venice Beach, c'était bonnet blanc, blanc bonnet. Ce sont deux villes qui donnent directement sur la plage du Pacifique et qui font partie de l'agglomération de Los Angeles. Elles sont collées l'une sur l'autre. Mais les apparences sont trompeuses. Autant Santa Monica est proprette et distinguée, autant Venice est plutôt défraîchie et délinquante.
Santa Monica est surtout célèbre pour son fameux surplombant le Pacifique et qui constitue la limite ouest de la fameuse route 66 qui la reliait à Chicago. C'est le point d'attraction touristique central avec ses boutiques, ses restos, sa grande roue, ses montagnes russes et un superbe carrousel. Il y a aussi, bien sûr, une immense plage bordée de plusieurs hôtels qu'on imagine chers et un centre-ville branché, notamment, la promenade de la 3e rue.
À Venice, tout est centré sur la rue longeant la plage sur au moins deux kilomètres, avec ses boutiques de bricoles, de T-shirts, de massages, de cartomanciennes et j'en passe. On y retrouve aussi beaucoup de musiciens, de chanteurs ou de danseurs de rue et dont le talent est très variable, si vous me permettez cet euphémisme. Il y a, à travers tout ça, les nombreux itinérants qui sont partout mais que personne ne regarde vraiment. Venice est aussi connue pour sa fameuse Muscle Beach, une espèce de gym en plein air où j'ai eu l'impression que les usagers posaient plus qu'il ne s'entraînaient.
Si les deux villes sont différentes, chacune a son charme particulier, et si Santa Monica fait plus propre, Venice fait certainement plus animée.
J'ai terminé la soirée dans un restaurant indien, une première depuis le début du voyage. Ça change du steak et du mexicain. Le restaurant indien m'a tout de suite inspiré confiance. Pas trop bondé de touristes et une part de la clientèle était justement indienne. Curieusement, cet endroit m'a aussi rappelé Muscle Beach. Un des serveurs semblait tout droit en sortir. On aurait dit qu'il occupait cet emploi en attendant un poste au Gold Gym de Venice.
Demain, j'amorce le retour vers l'est en direction de Palm Spring et du parc national Joshua Tree. Ça devrait constituer un retour vers la chaleur et le temps sec. Disons que je me suis payé ici un intermède de temps frais et brumeux. Une Californie grise, différente des images mythiques de ciel bleu sans nuages.
Santa Monica est surtout célèbre pour son fameux surplombant le Pacifique et qui constitue la limite ouest de la fameuse route 66 qui la reliait à Chicago. C'est le point d'attraction touristique central avec ses boutiques, ses restos, sa grande roue, ses montagnes russes et un superbe carrousel. Il y a aussi, bien sûr, une immense plage bordée de plusieurs hôtels qu'on imagine chers et un centre-ville branché, notamment, la promenade de la 3e rue.
À Venice, tout est centré sur la rue longeant la plage sur au moins deux kilomètres, avec ses boutiques de bricoles, de T-shirts, de massages, de cartomanciennes et j'en passe. On y retrouve aussi beaucoup de musiciens, de chanteurs ou de danseurs de rue et dont le talent est très variable, si vous me permettez cet euphémisme. Il y a, à travers tout ça, les nombreux itinérants qui sont partout mais que personne ne regarde vraiment. Venice est aussi connue pour sa fameuse Muscle Beach, une espèce de gym en plein air où j'ai eu l'impression que les usagers posaient plus qu'il ne s'entraînaient.
Si les deux villes sont différentes, chacune a son charme particulier, et si Santa Monica fait plus propre, Venice fait certainement plus animée.
J'ai terminé la soirée dans un restaurant indien, une première depuis le début du voyage. Ça change du steak et du mexicain. Le restaurant indien m'a tout de suite inspiré confiance. Pas trop bondé de touristes et une part de la clientèle était justement indienne. Curieusement, cet endroit m'a aussi rappelé Muscle Beach. Un des serveurs semblait tout droit en sortir. On aurait dit qu'il occupait cet emploi en attendant un poste au Gold Gym de Venice.
Demain, j'amorce le retour vers l'est en direction de Palm Spring et du parc national Joshua Tree. Ça devrait constituer un retour vers la chaleur et le temps sec. Disons que je me suis payé ici un intermède de temps frais et brumeux. Une Californie grise, différente des images mythiques de ciel bleu sans nuages.
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